

Ode à la jouissance
Mon sang se glace dans les entrailles de la nuit
Toutes lumières dehors et je m'ennuye...
La force indomptable du désepoir
Les crins sauvages des passants dans le noir...
J'ai envie de crier, de me révolter,
De hurler au monde entier quelle est cette force qui m'a attrapée.
Une colère grondant malgré ma léthargie,
Malgré l'anéantissement de toutes mes envies.
Je la sents monter en moi, inépuisable,
Elle m'envahit le corps, l'esprit et les sens.
Elle fait de moi l'esclave de mes passions, de mes semblables,
Je ne controle plus rien c'est l'absence.
Et puis là voilà, Déesse des illusions,
Elle s'évade, elle retombe, elle m'abandonne,
Et encore son ombre doucement sonne,
La jouissance n'a pas de nom,
Elle est à toutes les adresses, à tous les détours,
Elle ne se cantonne pas dans les affres de l'amour,
Sans elle nous ne serions que les visiteurs inconscients
D'un univers de ressentiments.
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